Inscription | Abonnement

01.02.2012, 06:30 - Volleyball
Actualisé le 01.02.12, 11:15

La capitaine de Volero Zurich sur le carreau

Mandy Wigger (à g.) en compagnie de la capitaine du NUC, Mélanie Rossier, lors de la finale de Coupe, le 19 mars 2011 à Berne.
Crédit: Keystone

L’IRM l’a confirmé hier matin: Mandy Wigger ne pourra plus jouer cette saison. La capitaine de Volero Zurich et de l’équipe nationale s’est déchiré les ligaments croisés du genou gauche et s’est cassé les deux ménisques. A l’origine de ce traumatisme très sévère, une mauvaise réception lors du match de championnat de dimanche soir face à Neuchâtel.

«J’ai tout de suite senti que c’était grave», note la fille de Reconvilier. «Après une attaque sur laquelle je suis retombée sur un seul pied, mon genou est sorti, puis il est revenu dans l’autre sens. Je crevais de mal! La nuit qui a suivi, je me suis couchée vers 4 heures du matin seulement, à cause de la douleur. Mais malgré la glace et les antidouleurs, je n’ai pas réussi à trouver le sommeil.»

Au fond du bac

Chez elle à Zurich, la bloqueuse hors pair patiente. Elle doit attendre quatre à six semaines avant d’être opérée. «Le genou doit dégonfler», explique-t-elle. «Je vais faire de la thérapie magnétique aux ultrasons tous les jours. Je suis dans le meilleur club possible sur le plan du suivi médical. Pour l’opération, je devrai probablement avoir une sorte d’implant, comme j’ai compris. Cela prendra ensuite six à huit mois avant de reprendre l’entraînement intensif.»

Mandy Wigger compte être de retour pour la saison prochaine. Son contrat avec Volero Zurich est valable jusqu’en 2013. Elle reçoit les soins du physiothérapeute du club deux fois par jour. Un soulagement certain, même si les mois vont être longs.

«Pour le moment, je suis au fond du bac et, pour être honnête, je n’avais pas tellement envie de faire d’interview, car je craignais de me mettre à pleurer», observe-t-elle avec douceur et recul. «Mais je me sens bien entourée à Zurich. En 2006, j’ai déjà eu une blessure au tendon d’Achille qui m’a obligée à une pause de huit mois.

La récupération ne s’était d’ailleurs pas très bien passée. J’étais à Schaffhouse à l’époque, et je ne recevais des soins que deux fois par semaine. Ici, c’est complètement différent.»

Elle n’arrête pas

Partie pour mettre toutes les chances de son côté pour être sur pied en septembre, Mandy Wigger n’a jamais imaginé le pire.

«C’est difficile mentalement», ne cache pas celle qui a été l’une des rares Suissesses à évoluer en Ligue des champions. «Mais mon but reste les championnats d’Europe 2013. Il n’a jamais été question que je mette un terme à ma carrière. J’aurai 25 ans en mai prochain et je suis motivée à revenir.»

Faisant partie de la liste des nominés pour l’attribution des Mérites sportifs de Bienne et du Jura Bernois, vendredi 10 février, Mandy Wigger avait décliné l’invitation en raison d’un entraînement important avec Volero Zurich. «Je vais peut-être téléphoner aux organisateurs», glisse-t-elle.

«Ce serait peut-être une bonne idée d’y aller quand même, maintenant que je suis libre...» 

Par Tiphaine Bühler



0 commentaire
Publier un commentaire

Veuillez vous identifier pour poster un commentaire sur le site

Adresse e-mail
Mot de passe

Oublié votre mot de passe ?      Créer un compte web free








E-paper

Avis de décès

Réseaux sociaux



Arcinfo sur Facebook